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Le poids des mots : "ça n'est qu'un chat"


Le poids des mots : ça n'est qu'un chat

Considérer son chat comme un membre de sa famille, aménager son habitation pour combler ses besoins, faire des sacrifices pour lui, pleurer son décès ou sa disparition… sont des choses qui ne sont pas toujours comprises par notre entourage.


En tant qu’humaine de chat, mais aussi en tant que comportementaliste, j’ai pu parfois entendre des phrases déplacées, choquantes ou blessantes.


Certaines m’ont été adressées directement, d’autres m’ont été rapportées par des humains que j’ai pu accompagner avec leur chat et à qui on avait tenu des propos qu’ils ont, à juste titre, mal pris ou mal vécu.


J’ai donc décidé d’y dédier une rubrique, Le Poids des Mots, pour que chacun puisse partager, échanger, et se sentir moins seu dans ce type de situation.


N'hésitez pas à vous rendre sur ma page Instagram pour partager votre propre expérience.


Aujourd’hui, je vais vous parler d’une phrase que de nombreux humains de chats ont pu entendre:


«Ça n’est qu’un chat.»


Quelques petits mots, mais qui veulent dire beaucoup…


Ils peuvent être prononcés dans différentes situations, mais c’est souvent lors du décès de notre animal et face à l’immense chagrin que l’on peut ressentir que certaines personnes peuvent nous adresser ce type de propos.


Sans doute qu’elles ne pensent pas à mal, et qu’elles tentent à leur façon de dédramatiser la situation. Mais ces mots laissent surtout entendre qu’un animal ne mériterait pas d’être pleuré, qu’il est en quelque sorte «remplaçable».


Or toute personne qui a partagé un jour sa vie avec un animal sait à quel point chaque individu est évidemment unique, et beaucoup considèrent leurs compagnons comme des membres à part entière de leur famille.


Les chats sont des membres à part entière de notre famille

On sait d’ailleurs, études à l’appui, que la peine ressentie lors du décès d’un animal dont on était proche peut être similaire à celle éprouvée lors de la perte d’un être cher.


La mort de notre chat marque la fin d’une relation construite bien souvent pendant de nombreuses années, avec un être justement irremplaçable, qui avait sa propre personnalité.


La perte de notre chat laisse un grand vide

Lorsque notre animal disparaît, c’est en outre tout un quotidien qui s’écroule: les rituels qui ponctuaient notre vie laissent place à un grand vide, d’autant plus important si on vivait seul avec notre chat. L’habitation semble cruellement calme et silencieuse, et on a tendance à chercher, à voir partout le petit félin qui remplissait les lieux.



Dans ce contexte, s’entendre dire «ça n’est qu’un chat» est très violent.


C’est une négation de la détresse émotionnelle dans laquelle on peut se retrouver dans ces circonstances.


Ce manque d’empathie majore bien souvent la tristesse, et isole d’avantage les personnes endeuillées.


Il est normal d'être triste quand on perd un animal

En outre, cela peut exercer une forme de pression sociale qui nous empêche de pleurer ouvertement, de partager notre peine, voire qui nous amène même parfois à en avoir honte. Car genre de propos laisse entendre qu'on serait faible, presqu'anormal d'être affecté par la perte de notre animal. Et tout cela tend à rendre d'autant plus difficile le processus de deuil.


Je ne peux donc que vous conseiller, si vous deviez vivre ce type d'épreuve, de vous entourer de personnes bienveillantes qui comprendront votre chagrin et feront preuve d’empathie: votre peine est NORMALE, n’ayez pas honte de votre tristesse et ne laissez personne minimiser la situation.🖤

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