DEBUNK'CAT #1 : le chat préfère l'intimité pour faire ses besoins


Dans cette rubrique, moi, Opie, je «debunke» (démystifie, en français) les nombreuses idées reçues qui circulent encore un peu partout sur mon espèce.


Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler du concept qui voudrait que nous ayons besoin d’intimité pour faire nos besoins. Avant toute chose, j’aimerais vous poser une question: avez-vous déjà vu un chat, ou même n’importe quel animal, aller se cacher derrière un buisson pour uriner ou faire sa crotte à l’abri des regards indiscrets? A ce train-là, on pourrait même nous imaginer en train d’aller ensuite nous laver tranquillement les coussinets dans la mare la plus proche! :p


Pardon, je suis un peu moqueuse, mais c’est parce que cette notion anthropomorphique de besoin d’intimité peut engendrer chez nous diverses problématiques qui pourraient pourtant être facilement évitées.


Elle implique notamment qu’on nous propose des bacs à litière fermés, avec ou sans cette désagréable trappe qui se referme sur notre tête ou sur notre queue quand nous rentrons et sortons du bac, et parfois placés en prime dans des endroits isolés ou étriqués, difficiles d’accès.


Or, les bacs couverts, s’ils sont bien pratiques pour vous, les humains, présentent pour nous différents inconvénients :

- en premier lieu, ils ne nous permettent pas de voir autour de nous, alors qu’il est tout de même, comprenez-le, plus sécurisant de pouvoir surveiller notre environnement au moment où nous nous trouvons dans cette position plutôt vulnérable – et ce d'autant plus dans les foyers au sein desquels cohabitent plusieurs de mes congénères.



- d’autre part, nous ne cherchons pas, comme vous, à évacuer au plus vite les odeurs émises par nos déjections. Il faut savoir que nous ne faisons pas nos besoins pour répondre à une simple nécessité physiologique de «vidange» : nos éliminations sont pour nous un outil essentiel de marquage qui nous servent à la fois à baliser notre environnement et à communiquer sur notre état physique, hormonal ou émotionnel. Dès lors, si les odeurs restent enfermées dans un bac… eh bien on ne va pas baliser ou communiquer grand-chose!


Tout cela peut parfois nous amener à préférer d’autres lieux plus sécurisants ou plus «parlants» pour faire nos besoins, au grand désespoir de nos humains...


Avant de vous quitter, un petit conseil pour les humains qui ont des enfants ou des chiens, et qui craignent que ces derniers aient accès à nos déjections: il existe pour cela des solutions simples, comme de placer le bac en hauteur, ou de disposer une barrière enfants autour. Problème résolu ! 😉